Vol bivouac "Sea to Summit"



J1 / De la mer aux montagnes

Aéroport de Nice, 14h. On se remet de nos émotions. Nos sacs perdus viennent de nous être restitués après 2h de recherche.

Ouf... ça faisait un peu court comme aventure !

Plus de temps à perdre. Si nous voulons être en mesure de voler demain matin, il faut être au pied des montagnes dès ce soir. Objectif: Tourettes-sur-Loup, à 20km d’ici.

On saute sur nos vélos électriques de location et on file vers la mer. Ce système similaire à “vélib” nous permet d’avancer rapidement sur les premiers kilomètres.


Petit arrêt sur la plage pour la photo les pieds dans l’eau

et symboliser le point de départ de notre trip.


Dès le moindre pourcentage de montée, l’efficacité de nos montures nous laisse perplexes. Nos sacs de plus de 20kg y sont probablement pour quelque chose mais on en vient à se demander s’il n’ont pas monté les moteurs à l’envers…!

Transition vélo/marche effectuée sans regrets dès La Colle-sur-Loup. Nous poursuivons sur le bitume surchauffé, puis sur les sentiers provençaux qui nous conduisent à Tourettes-sur-Loup. Il est 21h lorsque nous arrivons complètement déshydratés chez Pascal, crosseur émérite du site, qui nous réserve un excellent accueil et nous accompagnera en début de vol demain.

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J2 / De Tourrettes-sur-Loup à Saint-André-les-Alpes

L’adage “un départ à la fraîche" ne s’applique pas dans cette région ! Petit rythme lors de cette première montée pour économiser l’eau, à 9h il fait déjà très chaud…

Nous posons nos sacs sous le Puy de Tourettes 1000m au-dessus du niveau de la mer.

Nous espérons rejoindre Saint-André les Alpes aujourd’hui.

Il faut un peu d’imagination pour tout faire entrer dans la sellette mais dès 11h, le vario entame son chant. C’est parti !

Un dernier regard vers la grande bleue, puis cap au Nord.

Nous sommes tout de suite dans l’ambiance: déjà pas bien haut au-dessus des Gorges du Loup, sans atterrissage possible, nous arrivons sous la cime du Cheiron les pieds dans les arbres… C’est la méthode locale paraît-il !

Mais aujourd’hui la brise est faible et les basses couches sont stables. Il faut se battre un bon moment pour rejoindre la base du nuage.


Poussés par un léger vent d’Est, nous arrivons finalement au col de Bleine. Il est 13h et les nuages, sans être menaçants, envahissent déjà le ciel

Conformément aux prévisions, le soleil disparaît peu à peu vidant la masse d’air de son énergie. Nous posons après deux heures de vol.

Nous avons parcouru 30 km en distance libre… c’est toujours ça, nous sommes satisfaits d’avoir pu avancer un peu, le mouvement est lancé !

Rejoindre Saint André aujourd’hui reste envisageable et nous élaborons un parcours à pied qui passe près de zones décollables, à l'affût du moindre vol. Malheureusement, les voiles ne sortiront plus du sac. Nous poursuivons à pieds sous une pluie parfois soutenue, mais dans ce beau paysage typique des Alpes du sud.




Nous plantons la tente près du lac de Castellane à 20h30 après 31km de marche et 1200m de montée. Première étape fatigante mais nous sommes proches de Saint-André et nous pourrons nous élancer depuis son célèbre décollage demain !


J3 / de Saint-André à Réallon

Les jours se suivent et se ressemblent: les orages éclatent en milieu d'après-midi d’après le bulletin d’Evelyne.

Nous sommes au décollage à 10h mais rien n’indique la présence du moindre thermique. 11h toujours rien…tant pis, il faut tenter.

C’est bien timide… 40 minutes seront nécessaires pour reconstituer le binôme au plafond.

Départ un peu difficile mais la suite s'enchaîne assez facilement bien que les zones ensoleillées se fassent déjà éparses et éphémères.

Séoune, Coste Longue, Mourre Gros: le parcours classique fonctionne bien.

Nous snobons l’Estrop qui est à l’ombre et naviguons entre ces îlots de soleil qui génèrent chacun leur thermique. Nous parvenons à la Crête de la Blanche qui est à l’ombre elle aussi... Mais cette montagne est magique et le cheminement jusqu’au Fort de Dormillouse est un jeu d’enfant !

Parvenus ici, nous pouvons déjà observer d’imposants développements nuageux...il est 13h30


Parapente Saint Vincent les forts
La crête de la Blanche, avec le Dormillouse en point de mire


Collés à la base des nuages, nous enchaînons la transition vers le Morgon qui nous accueille sèchement, puis, départ à 2300m pour traverser le lac de Serre-Ponçon. C’est un peu juste mais il faudra s’en contenter.

La logique voudrait que l’on rejoigne le Mont Guillaume pour utiliser la brise et remonter en “dynamique” mais ce dernier est coiffé d’un très gros nuage à base sombre… L’option est peu engageante.

L’altitude semble tout de même suffisante pour rejoindre l’arête qui mène aux Aiguilles de Chabrières puis au Piolit mais nous manquera à peine 100m en fin de transition pour pouvoir exploiter une éventuelle ascendance…la brise est trop forte, elle aura raison de notre optimisme.

Nous posons dans un champ à 1300m d'altitude.


20min plus tard, nous écoutons la pluie s’abattre sur le toit du hangar qui nous sert de refuge, en observant les sur-développements nuageux.. Nous avons bien optimisé le créneau de vol !


Après 1h de pause, nous partons en direction des Aiguilles de Chabrières où, selon la carte, se trouve une zone décollable à 2150m, sur son arête Est. Nous serons bien placés pour profiter du gros potentiel de vol annoncé pour le lendemain. Le moral est excellent !





Nous avons élevé nos sacs de 1000m aujourd’hui et ils nous ont permis de parcourir 70km.

C'est un bon ratio avec cette météo, une belle journée de vol bivouac !

Après quelques heures de marche, nous trouvons refuge dans une cabane forestière, 500m sous notre décollage du lendemain.

Avoir un toit par risque d'orage c'est une aubaine. Nous engloutissons deux lyophilisés de suite avant d'aller rejoindre les chauves souris qui ont colonisé la charpente. La nuit s'annonce bonne malgré un matelas inutilisable... merci décathlon!

















J4 / Journée difficile, entre Champsaur au Valbonnais


La journée s’annonce “fumante” et ce parcours assez classique nous laisse espérer une grosse journée de vol avec beaucoup de distance gagnée vers notre objectif. Mais pendant la montée, un vent de Nord-Est assez marqué vient calmer nos ardeurs.

-C’est quoi ce truc ?!

-Un phénomène local !...


Aiguilles de Chabrières parapente
Les aiguilles de Chabrières

Le phénomène local est en réalité un vent météo bien établi... et les seuls décollages possibles se trouvent alors sous le vent. Il faudra attendre des cycles thermiques suffisamment puissants pour contrer ce vent et nous permettre de décoller.


Il est presque 11h quand nous quittons le sol et nous rejoignons le plafond assez vite. nous avons alors le loisir de confirmer que les conditions sont... étranges. En tout cas, assez différentes des prévisions.

Départ vers le Piolit, mais ce début de vol s’avère chaotique: accélérateur coincé, mauvais placement… turbulences et vent fort nous clouent au sol après 20min de vol. Joli score…!


Nous sommes à mi pente au dessus de Réalon, il “suffit” de remonter de 500m pour repartir.

Sacs sur le dos, nous prenons la direction du col de la Gardette avec l’intention d’en décoller mais là encore, l’aérologie installe le doute dans l’équipe: de puissantes rafales nous secouent durant toute la montée...


C'est très beau ici, mais nous sommes loin de la journée idéale espérée !


Pulsatile des Alpes
Pulsatile


Le vent est trés fort au col à tel point que nous n’envisageons même pas de décoller. On s’installe 100m en contrebas et on observe, avec le désagréable sentiment d’être pris au piège…

Après une heure de tergiversations nous enfilons de nouveau nos sellettes. Nous espérons que l’instabilité aura homogénéisé cette masse d’air bien capricieuse.

Très concentrés lors des premières secondes de vol, la tension diminue peu à peu car bien que forte, l’aérologie se révèle enfin fréquentable. Nous voici de nouveau en selle.


Le Piolit nous oppose une dernière difficulté avant qu’on puisse finalement s'échapper de ce secteur piègeux. Enfin le parcours s'enchaîne plus facilement: Ancelle, Les Richards, Pic du Tourond, Cuchon... Malgré le vent de Nord bien marqué l’instabilité permet d’avoir un bon rythme. Nos suspentes sifflent sous l’action du barreau, ustensile indispensable dans ce type de conditions.


Nous sommes en bordure Sud des Ecrins, c’est simplement magnifique !


Nouveau coup de frein au Banc du Peyron dont la réputation n’est plus à faire. Aujourd’hui, son arête Ouest léchée par le vent de Nord nous accueille sans ménagement. Difficile d’y refaire le plein d’altitude ...Nous ne traînons pas dans ce secteur turbulent et poursuivons vers le Bec de L’aigle, sur l’autre versant du Valgaudemar.

Ce n’est guère mieux ici... la brise, le Nord et l’instabilité forment un cocktail peu propice à la contemplation. Nos voiles peinent à conserver une forme habituelle et chaque entrée de thermique nous propulse en marche arrière. C’est un jeu épuisant nerveusement et il nous faut du temps avant de trouver une zone abritée qui nous permette d’effacer ce verrou et respirer un peu.

Il s’en est fallu de peu pour qu’on se pose ici…


Le massif de Belledone est tout proche, ce serait génial de d’y bivouaquer ! Mais nous arrivons assez bas au Colombier et là encore, brise et vent nous barrent la route. Les options sont peu nombreuses et après quelques tentatives pour avancer, nous échouons à Valbonnais. L’atterrissage dans le camping municipal avec une bonne brise apportera une dernière touche pimentée à cette journée bien dense. Ce lieu bucolique et animé se révèle très accueillant après toutes ces émotions !


Nous passerons la nuit ici.

Nous avons porté nos sacs sur 800m de montée et ils nous ont permis d’avancer de 50 km. Les prévisions du lendemain sont peu engageantes avec un vent du Nord assez fort.

Une grande bière et un steack-frites avant d’aller se reposer...la nuit porte conseil !



J5: Liaison Valbonnais - Saint -Hilaire


Ce matin, nous sommes dans l’incertitude car les prévisions n'ont pas évolué et nous ne souhaitons pas voler dans les mêmes conditions qu’hier. Le vent bascule au Sud demain mais il risque d’être assez fort en altitude...Belledonne semble se refuser à nous.

Nous sommes bien placés avec un départ possible au-dessus de Valbonnais mais cela imposerait d’attendre 24h ici et l’intensité du vent prévue nous incite à choisir un départ d’altitude moins élevée pour le lendemain.


Un autre paramètre, et non des moindres, est à prendre en compte car nous avons identifié un créneau pour le vol du Mont-Blanc dans deux jours ! Finir sur son sommet donne du sens à ce voyage, nous ne voulons vraiment pas laisser passer cette occasion.


Par acquis de conscience, nous montons nos sacs en direction du Coiro. Cette montagne propose une grande face est qui se prolonge jusqu’au Taillefer, tremplin permettant d’accéder à Chamrousse ou aux Sept Laux, porte d’entrée du massif de Belledonne. Ce serait un départ idéal pour nous.

Nous avalons les 650m qui nous séparent du col du Collet pour faire un point météo. Le constat est sans équivoque: 1700m de plafond et vent de Nord marqué. Il faut enclencher le mode marche pour la journée.

Objectif: St Hilaire. Avec ces prévisions, nous pensons que c’est la meilleure option pour rejoindre Chamonix rapidement.

Pour y être d’ici demain matin, il faut se résoudre à faire une entorse au réglement… alors on lève le pouce !


La renault express de Damien, Ardechois pur souche !




J6: Saint Hilaire - Passy


Une bonne nuit de sommeil ajoutée à des prévisions très favorables, nous donnent une patate d’enfer !

Seule ombre au tableau: l’intensité du vent du Sud. Les valeurs mesurées par les balises du massif de Belledonne sont élevées ( nous confortant au passage dans nos choix).


Préparation méticuleuse, batterie, pénilex… ça sent le grand vol !


Sauf qu'aujourd'hui, la stabilité viendra jouer les trouble fêtes. Chaque thermique est balisé par une grappe de parapente qui stagne à hauteur de falaise. Une fois de plus, il faudra faire preuve de patience et de ténacité pour s’extraire.

Dent de Crolles, 2000m, 13h… il ne va pas falloir s’endormir car après 2h de vol, nous n’avons pas volé le moindre kilomètre en direction de Chamonix.


Une fois parvenus à hauteur de crête, le rythme s’installe enfin et nous laissons rapidement la Chartreuse derrière nous.

Nous quittons le Mont Granier assez bas en direction de la Savoyarde, porte d’entrée du massif des Bauges. C’est une zone délicate soumise à une forte brise mais dès que la hauteur est suffisante, cette brise nous pousse et transforme le Pic de la Sauge en un magnifique tremplin. Nous voilà de nouveau au-dessus des sommets !

Le plafond n’est pas assez élevé pour tenter le passage par l’ Arclusaz et Grand Arc, nous resterons dans les Bauges.

Le vent de sud nous aide désormais et le lac d’Annecy est bientôt sous nos sellettes.

L’heure tourne, il faut garder le rythme. D’autant plus que le survol des Aravis sera interdit le lendemain (messieurs Biden et Poutine viennent taper la discute à Genève…) davai !!


On s’éloigne un peu du trait pour entrer dans les Bornes: Montmin, Tournette puis Sulens, la lumière du soir nous offre des vues fantastiques sur la face Nord de la Tournette et enflamme la chaîne des Aravis. Que c’est beau !


Parapente Annecy
Face Est de la tournette en fin d'après midi

Un petit point bas pour garder la concentration et nous voilà au-dessus de la ligne faîtière à enchaîner les rebonds jusqu’au col des Aravis où le raccrochage est une simple formalité. La radio grésille...

-Dès qu’on peut on saute coté Est, ok ?!

-Ok Fred !


Parapente Chamonix
La chaine des Aravis

Et ça passe ! Nous voici au-dessus du Croisse Baulet, dans l’ombre, à enrouler paisiblement un petit 0.8m/s tout doux. Nous venons de franchir le dernier obstacle...moment de plénitude.

S'en suit une longue glissade vers le Prarion… Le Mont blanc se pare de ses couleurs chaleureuses, il dégage une impression puissance ce soir. Je suis heureux de le revoir de près, nous touchons au but !!


Il est trop tard pour espérer se poser en altitude et se rapprocher d’un refuge. Nous nous posons à Passy. 100km de parcourus aujourd’hui !


Dans l’euphorie, la tentation d’enchainer directement sur l’ascension du Mont blanc est grande car les prévisions de vent sont favorables. Départ à minuit des Houches ?!

Après discussion, le plan devient plus raisonnable: Nous monterons demain à Planpraz pour tenter de se poser le plus près possible du refuge. Un peu de repos augmentera nos chances de succès et la fenêtre météo semble se prolonger.



J7 Montée au refuge de Tête Rousse

Pour commencer la journée, il nous fallait bien nos 1000m de dénivelé ! Nous ne sommes pas pressés car notre objectif est situé sur une face ouest. Nous montons tranquillement vers le décollage de Planpraz au dessus de Chamonix, à 2000m d’altitude.


Décollage à 12h20 et une fois n’est pas coutume, nous sommes au plafond 8min plus tard ! Magic Chamonix !

La base du nuage est à 2800m ce qui est un peu juste pour notre objectif. L’idée est de se poser dans les pentes de neiges entre le Nid d’Aigle et le refuge de Tête Rousse si le plafond n’est pas assez élevé.

Mini transition vers L’aiguillette des Houches. Il y a beaucoup de zones à l'ombre, la masse d’air est amorphe… Retour au Brévent pour faire le plein d'altitude et tenter un nouvel essai. Toujours rien.

Attirés par une tache de soleil, nous nous lançons dans cette transition maintes fois parcourue lors des départs de cross mais à cette heure, le rendement est tellement mauvais que nous arrivons très bas ce qui nous laisse peu de possibilités de raccrochage.

Cela se termine en posé X-Alps sur les pistes des Houches, à 1600m d’altitude. Pas très rentable... mais on aura tenté !

Parapente Chamonix
En direction du Prarion, le massif est bien à l'ombre...

Nous gardons un petit espoir de décoller du mont Lachat en fin d’après midi mais après une heure d’attente, nous abandonnons l’idée du vol. Nous cachons nos gros sacs pour monter en mode light au refuge. Nous y retrouverons le matos d’alpinisme et les voiles montagne, déposés au refuge quelques jours avant le départ.


Vol bivouac Parapente Chamonix
La voie de chemin de fer du Nid d'aigle, en montant vers le refuge de Tête Rousse

S’en suivent 1600m de montée pour atteindre notre objectif du jour. Le ratio marche/ vol de la journée ne rentrera pas dans les annales ! Nous dormirons au refuge de tête rousse, imposante bâtisse posée sur son socle rocheux à 3187m d’altitude, dont la soupe est réputée à travers tout l’arc Alpin.

Demain: Mont blanc !


Ludovic Maitre nous rejoint dans la soirée. Lui et son Oméga X-Alps envisagent de partir en cross demain depuis le sommet.


J8: Summit les planètes s'alignent !

Voie normale du Mont Blanc

Départ à 4h30. Dès la sortie du refuge, nous sommes interpellés par deux phénomènes: la douceur et le vent… pas de panique, en haute montagne, le catabatique est souvent marqué. Allons voir plus haut !



Ascensiondu Mont Blanc
Voie normale du Mont blanc
















6h00, petite pause au refuge du Goûter. D’ici les choses sont bien plus évidentes: un nuage coiffe chaque sommet, Mont blanc y compris. Ils sont brossés par un vent de Sud qu’on estime à un bon 30km/h. Mmm....mince.

Procédons par ordre; objectif numéro 1: arriver au sommet. Le vol est une option comme on dit toujours !


Mais plus nous gagnons de l’altitude, plus le vent faiblit...un peu de chance pour cette ultime étape ? Volontiers !






Trois heures plus tard nous sommes au sommet du Mont blanc, le vent est orienté Sud, il souffle à 5km/h, il fait doux…. incroyable ! Nous sommes vraiment heureux et nous savourons cet instant en pensant à la semaine qui vient de s’écouler. J’ai l’impression que nous sommes partis il y a un mois...

Chaque ascension du Mont Blanc comporte une part de magie, mais aujourd’hui elle a une saveur toute particulière. Un moment magique et hors du temps, l’altitude et la fatigue aident à se laisser aller, à profiter de l’instant présent, simplement.


Mont blanc Parapente
Sommet. Nous ne pouvier espérer plus belle conclusion !















Plume dans plume, nous profitons de ce vol merveilleux à sa juste valeur et nous laissons glisser paisiblement vers Chamonix.

Heureux sont ceux qui peuvent contempler en volant ce versant Nord du Mont blanc. Quelle beauté... merci dame nature.




Parapente Chamonix Mont Blanc